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La croissance du chiot : évitez les erreurs

La période de croissance de votre chiot est une période cruciale de sa vie : il n’en aura qu’une seule et le bon déroulement de cette phase de sa vie va conditionner sa vie d’adulte. Pour autant, un certain nombre d’idées reçues circulent encore poussant les propriétaires à commettre certaines erreurs. Voici l’essentiel à connaître pour une croissance harmonieuse de votre chiot.

Établir sa courbe de croissance pour éviter les erreurs alimentaires

La croissance varie en durée et en amplitude suivant la race, et en particulier selon le poids adulte. Ainsi, un chiot de petite race va multiplier son poids de naissance par 20 durant les 10 mois de sa croissance, alors que pour les races géantes, le poids est multiplié par 100 sur une durée qui peut aller jusqu’à 2 ans.  
Établir une courbe de croissance prédictive permet d’évaluer un écart, et de corriger avant que des effets irréversibles apparaissent.
Paradoxalement, ces risques sont plus souvent liés à des excès qu’a des carences, puisque les aliments du commerce, pour chiot, sont assez souvent élevés en calories.

Comment gérer l’apport calorique ?

Votre équipe vétérinaire peut vous proposer un suivi de la courbe de poids de votre chiot, et choisir avec vous l’alimentation la plus adaptée pour lui.
Pour faire simple, vous pouvez, si vous connaissez le poids estimé de votre chien quand il sera adulte, retenir qu’au sevrage (vers 2 mois), il ne doit pas prendre plus de 3 à 4 grammes  par jour et par kilo de poids adulte.
Au maximum de sa croissance, (environ 2 mois pour les petites races, 3 mois pour les moyennes, 4 mois pour les grandes races de plus de 25 kg, et autour de 5 mois pour les races géantes) ce gain de poids quotidien est de 4 à 5 g par jour et par kilo de poids adulte. Pour les races à risque de surpoids ou sensibles au niveau ostéo-articulaire, il est préférable de se situer sur le chiffre bas.
Au maximum de ses besoins alimentaires (autour de 3-4 mois pour les petites races, 4-5 mois pour les moyennes, 5-6 mois pour les grandes races de plus de 25 kg, et autour de 7 à 8 mois pour les races géantes), votre chiot doit recevoir 10% de calories en plus que ce qu’il recevra adulte. Notons qu’à ce point de sa croissance votre chiot atteint les deux tiers de son poids adulte. Ensuite, l’apport calorique doit être diminué sinon, votre chiot risque de développer du tissu adipeux et donc d’être plus facilement en surpoids.

Quels risques durant la croissance ? La suralimentation !

Chez les races de petit gabarit (mois de 20 kg), une alimentation trop riche ou donnée en quantité trop importante entraine une prise de poids trop importante par développement de tissus gras. Chez les grandes races et les races géantes, une alimentation trop riche commence par accélérer la croissance staturale : le chiot est grand et maigre. En persistant à suralimenter le chiot, du tissu gras se dépose. Dans les deux cas, le surpoids, qu’il soit « gras » ou « maigre », va conduire à des troubles : malformations articulaires et obésité en particulier.

Retenir : Il ne faut jamais nourrir un chiot à volonté, il y a des risques à suralimenter !

Articulations : le calcium en excès est dangereux

Là également, on rencontre un certain nombre d’informations dangereuses. Durant les 5 premiers mois de sa vie, votre chiot n’est pas capable de se protéger d’un excès de calcium dans son alimentation. Si son alimentation est trop dosée en calcium, il risque de déposer ce calcium dans ses cartilages de croissance ce qui va provoquer des anomalies ostéo-articulaires irréversibles. Ajouter du calcium à une alimentation formulée pour les chiots peut donc s’avérer dangereux, et n’apporter aucun bénéfice. Votre vétérinaire et son équipe peuvent vous conseiller sur ce point.
Pour limiter les défauts de croissance ostéo-articulaires de votre chiot, bien surveiller son alimentation est indispensable. Il est également conseillé de limiter tout exercice intense en pente (montée ou descente) : le poids est alors déporté sur les antérieurs ou les postérieurs et sollicite trop ses articulations très fragiles.


Quelle surveillance et quels risques faut-il prévenir ?

Les vaccins

Votre chiot va sortir, grandir, développer son caractère et trouver sa place dans la famille. Avec votre vétérinaire, établissez son programme de prévention. Nous avons déjà vu les risques liés à l’alimentation qui devra être adaptée régulièrement, et si nécessaire, modifiée.
Votre chiot est peut-être déjà vacciné, mais n’oubliez pas qu’un jeune a besoin de plusieurs injections vaccinales pour que la protection soit efficace. Certains vaccins sont effectués vers l’âge de 6 mois et en tout cas, séparément des vaccins courants. En fonction de votre région, de vos sorties ou voyages, il pourra être utile de protéger votre chiot de façon plus complète.

Les parasites

Les parasites internes et externes peuvent affecter la croissance de votre chiot. Un programme antiparasitaire est donc indispensable, programme qui doit être continué lorsque votre chiot sera adulte, en l’allégeant au besoin.

Apporter suffisamment de protéines pour la construction musculaire.

Une idée reçue voulait il y a encore quelques années (idée qui circule encore hélas !) qu’une alimentation très protéinée soit préjudiciable à la croissance des chiots. De nombreuses études sont venues démontrer depuis qu’au contraire, c’est la restriction inadaptée qui est préjudiciable. Votre chiot doit donc recevoir une alimentation suffisamment protéinée pour développer harmonieusement sa masse musculaire.

Le comportement de votre chiot va aussi se développer. Afin qu’il trouve sa place au sein de votre foyer, une éducation appropriée est nécessaire. C’est au plus tôt qu’il vous faut mettre en place cette éducation. Au moment de la puberté, la mise en place des hormones sexuelles induit des modifications qu’il faut connaitre et maitriser. Votre vétérinaire peut vous aider à bien conduire cette éducation. Si vous ne souhaitez pas faire reproduire votre chiot, envisagez la stérilisation. Elle a plus d’avantages que d’inconvénients, et ces inconvénients (prise de poids essentiellement) peuvent être prévenus efficacement. N’hésitez pas à consulter nos autres fiches.

La surveillance du squelette

Durant la phase de croissance, et en particulier autour du « pic de croissance », il est conseillé de peser votre chiot toutes les deux semaines, de surveiller ses aplombs et d’adapter son alimentation en fonction de sa courbe de croissance.
Son programme d’éducation doit aussi être adapté, autant pour développer correctement son caractère que pour limiter les risques ostéo-articulaires.
Demandez à votre vétérinaire et à son équipe quel est le suivi idéal pour votre chiot en fonction de sa race, de son gabarit adulte et de votre mode de vie. Une croissance harmonieuse est garante d’un chien équilibré, en bonne santé, et fonde les bases de sa longévité à vos côtés.

Conclusion :

La croissance de votre animal est unique. Elle dépend de nombreux facteurs (race, mode de vie…) et se doit d’être maitrisée pour garantir un squelette et des organes en bonne santé une fois adulte. L’équipe de votre clinique vétérinaire possède les connaissances et les compétences nécessaires pour vous informer, vous conseiller et vous guider tout au long de la croissance de votre chiot.

 

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